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clementia garayt

2007-08-26T08:46:00+02:00

Une prière de Clementia : O Dieu de mon coeur

Publié par Clementia

Ô Dieu de mon coeur...

 

 

 

O Dieu de mon coeur, 

Toi qui créas toutes choses pour le Bien, 

Toi qui veilles sur Ta création, et sur l'accomplissement de Ton plan, 

Toi qui mets en chaque être l'aspiration, et qui par conséquent influenças mon désir de Te servir, à travers Tes créatures, qui sont mes semblables créées à Ton image, 

Tu me connais, car Tu veilles sur chaque grain de poussière, 

Tu connais donc mes instants de découragement, d'impatience, de colère, de méchanceté, quand la tâche qui m'a été confiée me pèse, me semble trop grande, et que j'ai l'impression de ne jamais pouvoir me mettre à jour avec mon travail. Tu connais les moments où la fatigue me terrasse, et Tu connais les murmures et les cris de mon coeur. 

C'est Toi seul qui peux me redonner courage, patience, calme, amour, afin que je puisse à nouveau vivre vraiment pour Toi et pour Tes créatures. 

C'est Toi qui me redonnes la confiance et la force nécessaires pour abattre les multiples tâches, humbles et pourtant tellement utiles, d'un coeur de plus en plus léger. 

C'est Toi qui pardonnes mes instants de découragement et de désespoir, et qui me redonnes la joie et la vigueur pour que montent à nouveau vers Toi les louanges de mon coeur. 

A nouveau, aujourd'hui, comme à chaque instant de mon existence, Tu as renouvelé mes forces pour Te servir, et pour tout cela je veux Te rendre grâces à chaque instant de mon humble existence. 


 

© Clementia 1984

 

 

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2007-08-26T00:49:00+02:00

Un poème de Clementia : Empathie

Publié par Clementia

Empathie

 

  

Frère de plume à l’autre bout du monde
Ami lointain qui m’es pourtant si proche
T
u sais bien qu’il m’arrive si souvent
De ressentir chaque joie chaque peine
Et toutes tes pensées de chaque instant
Par-delà abysses et océans 

Tes doutes tes désirs
Sont semblables aux miens
Et souvent tes chagrins
M’arrachent des soupirs

 Mes mots te font pleurer
Ta voix me fait rêver
Et lorsque mon cœur chante
Par magie tu m’entends 

Quand tu es fatigué
C’est moi qui n’en puis plus
Mais quand tu ne dis rien
Tu sais que je t’entends 

Bien que nos horaires soient décalés
Nous savons où et quand nous retrouver
Lorsque tu ne veux pas me révéler
Quelle douleur et quels doutes te minent
J’envoie toutes mes ondes arc-en-ciel
Afin que tes forces se renouvellent 

 

© Clementia 26 août 2007

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2007-08-25T00:56:00+02:00

Un poème de Clementia : Ne vaut-il pas mieux être mort qu'esclave ? (premier jet)

Publié par Clementia

 

Ne vaut-il pas mieux être mort qu'esclave

 

«Liewer tod as sklaw - plutôt mort qu’esclave »
(devise de la ville de Guebwiller)

« potiam mori quam foedari – plutôt mort que failli»
(devise de la Duchesse Anne de Bretagne)

  

Comme un poisson rouge à la morne vie ennuyeuse
Je me heurte aux froides parois glauques et glacées
Du monde immonde qui est pour moi un aquarium
Routine sans issue dans le carcan de béton
Quotidiennes corvées à l’infini répétées
Je nage entre schizophrénie et misanthropie
Celle que je suis et celle que je voudrais être
Ne peuvent pas s’accepter et n’aiment plus personne
Pourtant il faut continuer dans le mortel ennui
De ma vie compliquée dont je ne vois pas l’issue
Cet étouffant carcan où je ne puis être moi
Et me revient alors en mémoire la devise
De la ville où j’ai grandi « vivre libre ou mourir »
Le poisson rouge de mon enfance se jetait
Hors de sa triste prison à chaque pleine lune…
Nous le sauvions à temps, mais l’image m’est restée
Maintenant moi je tourne sans espoir dans ma vie
Solitaire dans un sombre bocal trop petit
Et j’ai tellement besoin d’espaces infinis
 

© Clementia 06/02/2006 – 25/08/2007

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2007-08-24T10:25:00+02:00

Un poème de Clementia : Ma Maison du Bonheur

Publié par Clementia

 

Ma maison du bonheur

 

Loin des mégalopoles inhumaines,
Géantes solitudes conjuguées,
Dont les bâtisses tendent vers le ciel
En supplications inutiles
Leurs infinies désespérances,
Je recherche la maison de mes rêves
Une place sereine où toi et moi
Au calme préservé serons heureux.

Le jardin se colore en mille fleurs,
Joies du botaniste et de l’herboriste,
Présages de tisanes généreuses.
Arbres fruitiers en espaliers,
Généreux buissons d’églantiers,
Fraises, framboises et cassis…
Autant de promesses de confitures
Que mes mains aimantes prépareront
Pour régaler tous mes petits-enfants.

Au potager, aux chaleurs de l’été,
Tous les légumes les plus étonnants
Annoncent une récolte joyeuse
Que savoureront nos amis
Quand ils viendront nous visiter
Pour quelques jours loin de la ville.
Les abeilles de mes ruches butinent
Les bruyères, les genêts, les ajoncs
Qu’en miel parfumé nous retrouverons.

Les rideaux crochetés laissent passer
Du soleil les tièdes rayons diaprés.
Des napperons sourient sur chaque meuble.
Dans les armoires la lavande
Fleurent bon un parfum d’antan
Sur les piles de linge si moelleux
Les meubles anciens sentent l’encaustique
Dans leur patine le soleil se mire

Quand les effluves de pâtisseries
Accueillent mes joyeux petits-enfants
Ils savent bien qu’ils vont se régaler.
On rencontre dans tous les coins
De tout doux nounours en peluche
Et tant de nombreux coussins bigarrés
Nous inviteront à la confidence
Et sauront consoler tous les chagrins.

Autour de l’âtre à la douce chaleur
Les visages rayonnent de bonheur
Paix dans les âmes et joie dans les cœurs.
Sur tous les murs pleins d’étagères
Se pressent mes amis les livres
Mes grands complices de tous les instants,
Ceux qui m’instruisent ou me réconfortent,
Ou simplement ceux qui me divertissent.

Dans le jardin une eau claire murmure.
Tout près d’un saule joue mon chien joyeux
Husky au mystérieux regard vairon
Batifolant sans réveiller
Le chat qui ronronne au soleil
Au pigeonnier roucoulent les colombes,
Quand dans les arbustes et les buissons
Des oiseaux s’appellent puis se répondent.

Vers l’horizon j’entends sur l’océan
Mouettes et sirènes de bateaux
Au vent salé des longues traversées.
Sur mon bureau la plume est prête
A recueillir l’inspiration
Si la muse furtive me visite.
Sous le dais velours d’un ciel étoilé
La nuit d’été parfume le jardin.

 

 © Clementia 24/07/2007  

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