Depuis quelque temps, SecondLife propose à ses résidents de choisir une nouvelle maison. Et voilà : Clementia vient de laisser sa maison de style japonais pour emménager dans une maison "de style victorien".
Un endroit tranquille pour déballer ses cartons et installer son dressing-room...
Loin des mégalopoles inhumaines, Géantes solitudes conjuguées, Dont les bâtisses tendent vers le ciel En supplications inutiles Leurs infinies désespérances, Je recherche la maison de mes rêves Une place sereine où toi et moi Au calme préservé serons heureux.
Le jardin se colore en mille fleurs, Joies du botaniste et de l’herboriste, Présages de tisanes généreuses. Arbres fruitiers en espaliers, Généreux buissons d’églantiers, Fraises, framboises et cassis… Autant de promesses de confitures Que mes mains aimantes prépareront Pour régaler tous mes petits-enfants.
Au potager, aux chaleurs de l’été, Tous les légumes les plus étonnants Annoncent une récolte joyeuse Que savoureront nos amis Quand ils viendront nous visiter Pour quelques jours loin de la ville. Les abeilles de mes ruches butinent Les bruyères, les genêts, les ajoncs Qu’en miel parfumé nous retrouverons.
Les rideaux crochetés laissent passer Du soleil les tièdes rayons diaprés. Des napperons sourient sur chaque meuble. Dans les armoires la lavande Fleurent bon un parfum d’antan Sur les piles de linge si moelleux Les meubles anciens sentent l’encaustique Dans leur patine le soleil se mire
Quand les effluves de pâtisseries Accueillent mes joyeux petits-enfants Ils savent bien qu’ils vont se régaler. On rencontre dans tous les coins De tout doux nounours en peluche Et tant de nombreux coussins bigarrés Nous inviteront à la confidence Et sauront consoler tous les chagrins.
Autour de l’âtre à la douce chaleur Les visages rayonnent de bonheur Paix dans les âmes et joie dans les cœurs. Sur tous les murs pleins d’étagères Se pressent mes amis les livres Mes grands complices de tous les instants, Ceux qui m’instruisent ou me réconfortent, Ou simplement ceux qui me divertissent.
Dans le jardin une eau claire murmure. Tout près d’un saule joue mon chien joyeux Husky au mystérieux regard vairon Batifolant sans réveiller Le chat qui ronronne au soleil Au pigeonnier roucoulent les colombes, Quand dans les arbustes et les buissons Des oiseaux s’appellent puis se répondent.
Vers l’horizon j’entends sur l’océan Mouettes et sirènes de bateaux Au vent salé des longues traversées. Sur mon bureau la plume est prête A recueillir l’inspiration Si la muse furtive me visite. Sous le dais velours d’un ciel étoilé La nuit d’été parfume le jardin.
megas m'a raconté qu'il envisage de prendre un appartement, pour installer tous les meubles qu'il a déjà acquis et peut-être même fonder un foyer. Il m'a fait visiter hier après-midi un appartement qui lui plairait bien. Il y a de belles affiches touristiques au mur qui invitent au voyage, et un feu sympathique brûle déjà dans une grande cheminée pour les longues soirées d'hiver au coin de l'âtre. Avant de se décider, il regardera encore quelques autres maisons et appartements.
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