Pendant cette période de vacances, je me connecte très peu dans Second Life, car ma vie réelle est très occupée : deux mariages et un enterrement, et donc beaucoup de démarches, courses, visites, et retrouvailles en famille...
Je continue aussi la préparation des mémoires de ma maman, qui aurait tellement voulu que celles-ci paraissent encore avant son décès ; le texte intégral de son manuscrit avait déjà pu être lu et approuvé par ceux à qui nous avions prévu d'en confier la parution, mais il manque encore les photos que je dois scanner et mettre en page dans le texte.
Du coup, je pense que les Carnets de route que mon papa avait rédigés au cours de sa vie militaire (de 1942 au début des années 50) paraîtront en même temps, car il y manque aussi les illustrations, ainsi qu'un travail de recherche pour situer des noms de lieux de sa période "Guerre d'Indochine".
Mon côté "poétesse" est un peu en sommeil, mais je pense que mon troisième recueil de poèmes pourrait aussi paraître l'an prochain, lorsque j'y aurai encore ajouté quelques poèmes qui sont pour l'instant à l'état d'ébauches...
Quand je viens un peu dans Second Life, c'est pour quelques instants de recueillement dans des églises, ou dans de beaux jardins. Sur les photos, vous pouvez me voir dans uns situation qui correspond beaucoup à mon état d'esprit actuel : à la machine à écrire, dans un beau jardin où je recherche le calme tout près d'une jolie petite chapelle...
Peu à peu, les poètes francophones qui participent à l'exposition-concours à la FEDEF apportent leurs oeuvres, et Sabine Creber les pose sur les parois de la galerie.
Voici donc les premiers panneaux installés : vous pouvez dès à présent y apercevoir quelques-uns de mes poèmes...
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Je suis très heureuse de vous présenter ma nouvelle boutique dans Second Life. Vous pouvez y trouver mes poèmes sous forme de tableaux, ainsi que mes créations : statues, fontaines, meubles, miroirs et vêtements.
Juste après la période des fêtes de fin d'année, j'ai reçu une nouvelle qui m'a remplie de joie : l'un de mes poèmes avait terminé deuxième au concours de poésie que le groupe des Poets of Zarahemla avait organisé un mois auparavant. Le thème du concours était "Dream", le rêve. J'avais soumis au jury mon poème "Pas besoin de paradis artificiels" (rédigé en 2006) ainsi que sa traduction 'No Need of Artificial Paradises' que je venais de rédiger tout spécialement à l'occasion de ce concours.
Voici les textes de mes deux poèmes, ainsi que leur présentation sur image que j'ai réalisée pour le concours :
Pas besoin de paradis artificiels
La foule vagabonde de mes rêveries
En mouvants kaléidoscopes colorés
A le pouvoir magique et fantasmagorique
De me faire tour à tour sourire ou pleurer.
Les muses capricieuses souvent me permettent
Instantanément de plus belles évasions
Qu'un recours à des paradis artificiels.
Aucun voyage aussi loin qu'il soit ne pourra
M'offrir tant de divines possibilités,
Eventail de grande joie ou de vague à l'âme,
Qu'apportent tous mes rêves ou mes cauchemars.
Le palais de Morphée me propose une alcôve
Et la protection de ses bras consolateurs
Bien plus de réconfort que le plus doux amant.
Il me suffit simplement de fermer les yeux
En n'ayant point recours à d'autres artifices ;
Il ne me faut ni drogue ni palliatif
Et j'entre émerveillée dans un royaume étrange,
L'imaginaire de mes songes fantastiques.
Je refuse vos paradis artificiels
Qui ne vous laissent que vague à l'âme et nausées,
Des yeux explosés et des blessures au cœur.
Je préfère les vies que je peux m'inventer.
Tous les films étranges qui animent mes nuits
Peuvent bien compenser tout l'ennui de ma vie
M'apportant les parfums de la vraie liberté.
En rêve je parcours les plus beaux paysages
Je fais ce que je veux sans aucune limite :
Passé, présent, futur, cela n'existe pas
Dans le monde onirique où je passe mes nuits,
Quand mon corps se repose et que court mon esprit.
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Là où est la haine, que je mette l'amour. Là où est l'offense, que je mette le pardon. Là où est la discorde, que je mette l'union. Là où est l'erreur, que je mette la vérité. Là où est le doute, que je mette la foi. Là où est le désespoir, que je mette l'espérance. Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière. Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu'à consoler, à être compris qu'à comprendre, à être aimé qu'à aimer.
Car c'est en se donnant qu'on reçoit, c'est en s'oubliant qu'on se retrouve, c'est en pardonnant qu'on est pardonné, c'est en mourant qu'on ressuscite à l'éternelle vie."
(vidéo : La prière de saint François d'Assise, interprétée par Sara McLaughlin)
J'ai aussi écrit, il y a déjà quelques années, une prière inspirée de ces belles paroles de Saint François d'Assise.
Vous pouvez la lire sur ce blog en cliquant sur le titre souligné, ci-dessous :
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Ohhhh comme j'étais triste l'autre nuit, quand je me suis rendue à l'endroit où mon coeur aimait à se ressourcer... La belle chute d'eau au murmure entrecoupé de coups de tonnerre n'existe plus ! Evanouie la Waterfall qui se trouvait à Papa ... Il ne reste qu'une montagne déserte, alors que l'environnement immédiat de cette Waterfall n'a pas changé...
Pour retrouver des images d'avant, ainsi que mon poème"Là où se ressource mon coeur", vous pouvez cliquer ici ; avouez que la différence est grande.
C'est triste lorsque de beaux endroits qu'on aimait disparaissent sur Second Life. Un peu la même douleur térébrante que lorsque des amis s'éloignent...
Mais c'est quand même aussi un peu stupide de ma part, de vouloir m'attacher seulement à des apparences.
Ce qui est vraiment important , c'est de faire durer les liens véritables qui se sont créés, au-delà des apparences, transformer le virtuel en réel, même lorsqu'on n'est pas connecté sur Second Life. Au-delà des limitations techniques de l'informatique, faire persister la véritable "amazing connection".
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